Poissons pochés à la tomate

Poissons pochés à la tomate accompagnés morceaux de polenta dorés à la poêle

Poissons pochés à la tomate

Recette pour 4 convives

Cette recette est sans doute l'une des plus simples que puisse offrir la cuisine méditerranéenne : quelques morceaux de poisson, une bonne sauce tomate et le temps très bref d'un pochage. Rien de plus. La cuisson douce préserve le moelleux du poisson tandis que la tomate, les olives et le basilic apportent les parfums du Sud.

Ingrédients

  • 1 sachet de 600 g morceaux de poissons nordiques surgelés (cabillaud, colin-lieu et saumon)
  • 1 sachet de 500 g de sauce tomate surgelée à la provençale
  • Quelques olives noires
  • Quelques feuilles de basilic frais
  • Sel et poivre du moulin

Équipement minimal

  • 1 casserole ou une sauteuse avec couvercle

Préparation

  1. Porter à frémissement la sauce tomate.
  2. Ciseler le basilic.
  3. Déposer les morceaux de poissons encore surgelés dans la sauce frémissante.
  4. À la reprise du frémissement, couvrir et laisser cuire 5 minutes à feu doux.
  5. Rectifier l’assaisonnement, ajouter le basilic et servir immédiatement.

Accompagnements

  • Pain de campagne grillé frotté à l’ail
  • Riz basmati
  • Polenta dorée à la poêle
  • Roquette assaisonnée au citron

Vins

  • Picpoul de Pinet : vif et citronné.
  • Vermentino de Corse : floral et légèrement iodé.
  • Bellet Blanc : frais et méditerranéen.

La tomate, une histoire américaine

Poissons pochés à la tomate

Nature morte aux concombres et tomates, Luis Meléndez,1774, cabinet d'histoire naturelle du prince des Asturies (Charles IV d'Espagne).

La tomate n'est pas née sur les rives de la Méditerranée. Ses ancêtres sauvages poussaient dans les vallées andines de l'actuel Pérou et de l'Équateur, avant d'être domestiqués au Mexique par les peuples mésoaméricains.

Lorsque les Espagnols arrivent en Amérique au XVIᵉ siècle, ils découvrent ce fruit rouge que les Aztèques appellent xitomatl. Rapportée en Europe après les voyages de conquête, la tomate suscite d'abord la méfiance. Cousine de la belladone et de la mandragore, elle est longtemps considérée comme une curiosité ornementale plutôt que comme un aliment.

Il faut attendre les XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles pour qu'elle s'impose progressivement dans les cuisines du sud de l'Europe. L'Italie, l'Espagne et la Provence l'adoptent peu à peu, jusqu'à en faire un ingrédient emblématique.

Aujourd'hui, il semble difficile d'imaginer la Méditerranée sans tomates. Pourtant, ni la sauce provençale, ni la pizza napolitaine, ni le gaspacho andalou, ni la ratatouille n'existaient avant les échanges entre l'Ancien et le Nouveau Monde.

Chaque tomate raconte ainsi une histoire de navigation, de conquêtes, de métissages et d'échanges : celle d'un fruit américain devenu l'un des symboles de la cuisine méditerranéenne.