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"Il était une fois…"
Un genre discursif narratif
Dans une approche linguistique, le conte est d’abord étudié comme un genre discursif narratif. Il se caractérise par des règles et des marques reconnaissables. Les contes commencent souvent par des formules stéréotypées telles que "Il était une fois…", qui ont une fonction linguistique précise : elles signalent l’entrée dans un univers fictif. De même, la clôture peut prendre la forme de « Ils vécurent heureux… », ce qui marque la fin du récit et rétablit un ordre stable. Ces expressions fonctionnent comme des repères pour le lecteur ou l’auditeur : elles structurent l’écoute et l’interprétation.

Le conte se distingue également par son traitement particulier du temps et de l’espace. Il utilise fréquemment des repères vagues comme "dans un pays lointain", "un jour" ou "il y a très longtemps". Linguistiquement, cette indétermination n’est pas une faiblesse : elle sert à rendre l’histoire universelle, détachée d’un contexte historique précis. Cette universalité renforce la portée du récit. On remarque aussi une alternance typique des temps verbaux : l’imparfait installe le cadre (« il vivait… »), tandis que le passé simple raconte les actions principales (« il partit… »). Cette organisation verbale est une signature du récit traditionnel.

Enfin, le conte est fortement lié à l’oralité, même lorsqu’il est écrit. On y trouve des répétitions, des rythmes, des séries d’actions, des structures parallèles (« il marcha, marcha, marcha »), qui facilitent la mémorisation et soutiennent l’attention. Ces procédés sont des marqueurs linguistiques de la tradition orale : ils permettent au conteur de raconter et au public de suivre. Ainsi, du point de vue linguistique, le conte est une forme narrative très codée, fondée sur des structures récurrentes, qui organisent le texte et produisent une impression de familiarité tout en laissant place à l’imaginaire.
Un dispositif symbolique
Dans une approche psychologique, le conte est considéré comme un dispositif symbolique qui permet de représenter les conflits intérieurs de manière indirecte. Il ne décrit pas la réalité quotidienne mais met en scène, sous une forme imaginaire, des problèmes profondément humains : la peur, la solitude, l’abandon, la jalousie, le désir d’autonomie ou encore la rivalité. Les personnages typiques du conte (ogre, sorcière, loup, roi, fée) fonctionnent alors comme des figures intérieures : ils incarnent des forces psychiques, des dangers, des interdits ou des aspirations. C’est pourquoi les histoires paraissent simples, mais touchent des émotions complexes.

Le conte joue également un rôle essentiel dans la construction psychique, en particulier chez l’enfant. Il propose un parcours stable : une difficulté surgit, le héros traverse une épreuve, puis une solution apparaît. Cette progression transforme l’angoisse en récit organisé : ce qui fait peur devient racontable, donc supportable. En ce sens, le conte agit comme un outil de régulation émotionnelle. L’enfant peut éprouver des sensations fortes (peur, tension, tristesse) tout en restant dans un cadre sécurisé, car il sait implicitement qu’il s’agit d’une fiction.

Enfin, le conte a souvent une dimension initiatique : il raconte un passage, une transformation. Le héros quitte un état initial (enfance, innocence, dépendance), affronte un monde inconnu, puis revient changé. Psychologiquement, cette structure est fondamentale car elle accompagne les étapes du développement : apprendre à se séparer, à dépasser une peur, à devenir autonome. Le conte ne se limite donc pas à divertir : il propose une forme narrative qui aide à penser le changement, à accepter l’épreuve et à imaginer la possibilité d’une victoire.

Mais cette prolifération d’images est tout autant une ressource inépuisable, une matière malléable, un réservoir de possibilités à explorer, déconstruire, recomposer et réinterpréter afin de proposer de nouvelles narrations.
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