1-3 Tant quils ne retrouvent pas le corps - Agnes ne repond plus
2-3 Tant quils ne retrouvent pas le corps - Pere et fils
3-3 Tant quils ne retrouvent pas le corps - La deposition
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Tant qu'ils ne retrouvent pas le corps
1977. Agnès Le Roux, âgée de 29 ans, héritière d'une riche famille propriétaire du casino Le Palais de la Méditerranée à Nice, disparaît mystérieusement.
Elle est vue pour la dernière fois le 30 octobre 1977. Son corps n’a jamais été retrouvé, mais ses proches affirment qu’elle aurait été assassinée.

Agnès entretenait une relation amoureuse avec Maurice Agnelet, un avocat de 38 ans, réputé pour son charme et son influence. Ce dernier jouait un rôle central dans la gestion des affaires de la jeune femme. Leur relation se détériore lorsque des soupçons émergent autour d’une trahison possible.
Le contexte
À cette époque, des rivalités féroces secouaient le milieu des casinos sur la Côte d’Azur.
Agnès était en conflit avec sa mère, Renée Le Roux, directrice du Palais de la Méditerranée, concernant la gestion de l’établissement.
Agnès voulait vendre ses parts, ce qui aurait permis à un concurrent, Jean-Dominique Fratoni, de prendre le contrôle du casino.
Maurice Agnelet aurait poussé Agnès à effectuer cette transaction, contre l’avis de Renée.

Peu avant sa disparition, Agnès transfère 3 millions de francs (environ 2,7 millions d’euros actuels) sur un compte à Genève, dont Maurice Agnelet aurait bénéficié.
Cette somme devient un élément clé du dossier.
L’enquête
Maurice Agnelet devient rapidement le principal suspect.
Des éléments troublants pèsent contre lui :
- Son comportement suspect après la disparition d’Agnès.
- L’utilisation des fonds transférés par Agnès.
- Les témoignages de proches indiquant qu’il aurait manipulé la jeune femme.
Cependant, l’absence de corps et de preuves matérielles rend l’affaire complexe et limite les possibilités de condamnation.
Les procès
L’affaire a connu de multiples rebondissements judiciaires :
- En 1985, Maurice Agnelet est acquitté faute de preuves.
- En 2006, il est condamné à 20 ans de réclusion criminelle, notamment grâce à des témoignages qui renforcent la thèse de son implication.
- En 2014, la Cour de cassation annule l’arrêt, mais lors du nouveau procès, Maurice Agnelet est de nouveau condamné à 20 ans de réclusion.
Un témoignage de son fils, Guillaume Agnelet s’avère décisif. Guillaume déclare que son père lui aurait avoué avoir tué Agnès, renforçant la thèse du meurtre.
Un mystère persistant
Le corps d’Agnès Le Roux n’a jamais été retrouvé, ce qui laisse planer une part de mystère sur l’affaire. Malgré les condamnations, Maurice Agnelet a toujours clamé son innocence, et certains éléments de l’affaire restent sujets à interprétation.

Dans cette chronique en trois actes, Pascale Robert-Diard et Rémi Lainé retracent cette affaire judiciaire hors du commun.
Archives et témoignages accompagnent l’enquête qui a tenu la France en haleine pendant près de 40 ans.
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