Caméras debout !
26 avril 2016, Place de la République, Paris
Début avril 2016, les assemblées Nuit Debout font l’objet d’un engouement tout à fait extraordinaire de médias qui y voient une forme de repolitisation des citoyens.
Les rassemblements sous exposition médiatique permanente sont relayés en direct sur les réseaux sociaux par nombre des participants.

Le flux permanent d’images et de discours finit par masquer les réalités profondes d'un mouvement protéiforme plus tenté par l’introspection que les revendications ou l'action.
L'hybridation des images, des réseaux sociaux, de l'instantanéité et du réel ne débouchera pas sur une forme d'action. La profusion des images va piéger l'action, transformant le réel en télé-réalité et les acteurs en spectateurs.

Fin mai 2016, le mouvement s'essouffle, l’affluence aux assemblées décline, les participants les plus motivés par l’action politique se tournent vers les manifestations contre la loi travail. Fin juin, l’assemblée générale parisienne de Nuit Debout ne réunit plus que quelques personnes.
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